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 Entre vampires, peut-on se comprendre ?

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Ewina



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MessageSujet: Entre vampires, peut-on se comprendre ?   Dim 6 Oct - 11:53


    Ewina n'avais jamais vraiment réussi à se sentir chez elle en Krashaly. Cependant, avant qu'elle ne rejoigne les Andizym et se remette sur les routes pour satisfaire les projets de la déesse, elle avait vécue de nombreuses années ici, à Sangyr. Et comme à chaque fois qu'elle revenait, elle se sentait immensément fière. Fière d'être désormais une vampire, fière d'avoir été choisie par Izym.
    En ce début de saison froide, le soleil jouait à cache cache avec les nuages. Une légère bise faisait voler ses longs cheveux noirs alors qu'elle se baladait tranquillement, toujours aussi surprise de voir autant de personnes différentes cohabiter. Humains, elfes, chimère... Quelle que fut leur race d'origine, tous avait le même point commun, celui d'avoir ressuscité. Dans les larges rues de la capitale, elle pouvait voir tous ses gens qui vaquaient à leurs occupations. Commerçant proposant leurs articles aux nombreux badaud, artistes des rues montrant leurs talents, chercheurs à l'air pincé feuilletant d'énormes livres à l'écriture minuscule... Ainsi que de nombreux gardes, facilement reconnaissables à leur tenue or et noire, qui surveillaient de très près les quelques étrangers à se risquer en terre vampire. Il ne fallait tout de même pas que leur image se détériore suite à un malheureux accident avec un jeune vampire peinant à se contrôler. Ewina faisait malheureusement partie de ceux là. Aillant retrouvé la vie depuis seulement trente-six ans, la délicieuse odeur du sang des elfes des steppes lui faisait perdre tout sens des mesures. Elle évitait donc soigneusement tous les représentant de son ancien peuple...
    Discutant joyeusement avec quelques personnes de la pluie et du beau temps, et d'autres choses tout aussi futiles, elle glissait subtilement dans la conversation quelques allusions à Izym, et put se rendre compte avec joie qu'une grande majorité de vampire adoraient plus que tout cette déesse. Quoi de plus normal après tout, lorsque l'on se rendait compte de sa bonté et de sa puissance de rendre la vie aux morts, les affranchissant du temps qui leur avait manqué de leur vivant, pour leur permettre de réaliser leurs objectifs ? Malheureusement, cet avis n'était pas partagé par tout le monde, et certains préféraient se complaire à ne rien faire dans leur nouvelle vie d'immortel, plutôt que de remercier celle qui leur avait permis de vivre sans souffrance. Ewina ne pouvait pas réprimer un profond dédain devant ceux là. Izym était comparable à une mère pour les vampires ! Comment pouvait-on la renier ainsi, au lieu de chercher à la sauver ?

    La jeune femme fini par s'arrêter dans une petite taverne qui, à la différence de celles que l'on pouvaient trouver dans les autres royaumes, proposait en plus de quelques boissons alcoolisées, un large choix de sang différents. De sang d'animaux bien sûr. Garder le sang de ses voisins en bouteille n'était pas une très bonne option pour améliorer les relations diplomatiques...
    Ewina sirota tranquillement son verre de sang au comptoir. Cela ne valait pas le sang elfique, mais sa soif serait au moins étancher pour quelques heures. Le plus grand problème de cette résurrection souvent involontaire était cette envie insatiable de sang. Mais lorsqu'ils parviendraient à ramener Izym à la vie, celle-ci devrait retrouver ces pleins pouvoirs, et pourrait donc améliorer la vie de ses enfants, non ?
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Hozkûll




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MessageSujet: Re: Entre vampires, peut-on se comprendre ?   Dim 6 Oct - 14:58

Les pensées de Hozkûll se jetaient dans l’étrange précipice sans fond du repos, permettant au vampire d’acquérir une sérénité et une calme intérieur qui allégeait son âme torturé. Son esprit observait sa longue et lente chute dans les abysses, comme si la paix lui était enfin accordée après tant d’années de services, comme il le dirait lui-même. Ses yeux à demi-clos admiraient la voûte céleste qui leurs tenait face. Le ciel était violâtre, parsemé d’étoiles éparses, enjolivés par des aurores boréals qui conféraient un aspect reposant et extraordinaire. Ce n’était pas sans compter la magnifique lumière, gargantuesque et éclatante, d’où des nuages tournaient en cercle à la manière d’une ceinture, qui irradiait de beauté. Etais-ce cela, les portes de l’au-delà ? Le vampire en était presque convaincu. Son sourire s’étira, délivré de toute entrave, dont la vie, qui l’avait tant fait souffrir. Il tendit sa main et pointa du doigt la sphère lumineuse, son corps lévitant au-dessus d’un trou béant aussi noir qu’une nuit sans lune. Tout était harmonieux, resplendissant, la notion du temps avait même disparu pour le maître d’arme.



C’est alors qu’un râle s’extirpa de la gorge de Hozkûll, son regard s’ouvrant en grand, surpris. Un filet de sang se mit à couler du bord de ses lèvres tandis que sa vue se porta vers son torse. Une lance le transperçait. Cette arme, il la reconnaitrait parmi des centaines : Elle était responsable de son existence vampirique. C’était l’instrument qui avait mit fin à sa première vie. Alors, provenant des ténèbres de l’abîme, d’étranges tentacules noirs s’enroulèrent autour de ses membres puis le tirèrent irrémédiablement vers l’obscurité, l’empêchant ainsi de rejoindre la lumière. Un hurlement de rage s’extirpa de la gorge du vampire, dont la voix raisonnait en écho, un son puissant et emplie de colère. Mais rien ne pouvait empêcher sa descente dans l’obscurité. Sa vision commença à se brouiller tandis que ses bras et ses jambes s’alourdissaient par une force plus écrasante que la sienne. Finalement, un voile recouvrit ses yeux, le laissant seul dans les ténèbres.



Hozkûll ouvrit ses paupières avec lenteur, faisant preuve d’un sang-froid remarquable pour contrôler son humeur massacrante, la sueur dégoulinant de son front et de son torse. Ses cheveux et sa barbe étaient trempés, preuve d’un intense moment de souffrance. Assis en tailleur, proche d’un petit bassin d’eau, le vampire inspira profondément pour récupérer son souffle. Ce n’était pas la première fois qu’il manquait d’éclater, en particulier quand il tentait de faire le vide en son cœur. Il rentrait alors dans un état entre le sommeil et l’éveil, où le rêve devenait presque réalité. C’était des moments particulièrement éprouvants, au point que même la soif de sang en était presque agréable.



Sans forcer ses muscles, Hozkûll se leva. L’air frais parcourait son corps, le revigorant légèrement. Il resta ainsi immobile, profitant du bruissement des arbres et du vent avant de mettre pieds dans le bassin. Nu, il se délecta de l’eau, avant de s’y jeter corps entier pour se purifier. Le vampire se baigna un long moment, sans se préoccuper du monde, laissant ses obligations à l’écart pour l’espace de quelques instants de détente. Certains souvenirs lui revinrent en mémoire. Hozkûll se souvint avoir un jour pénétré dans un harem, où les femmes étaient plus belles les une que les autres et où les odeurs d’encens s’entremêlaient. Ce passage de l’existence du vampire restait assez vague pour lui, puisqu’il se souvenait seulement d’avoir passé la journée la plus débauché de sa vie.

 « Qu’étais-je idiot, à l’époque… Jeune et fou, dit-il. »

 Un petit rire s’échappa de sa bouche avant qu’il ne s’élève, remit en forme par sa baignade et sa nostalgie. Le vampire se dirigea alors vers un buisson, où son équipement était entreposé. Il mit son armure sur lui avant de la surplomber par sa cape de fourrure. Chose faite, Hozkûll prit un étui pourpre qu’il dévissa, laissant échapper dans sa main droite sa carte de voyage. Le vampire la plaça sur un petit rocher pour y voir plus clair puis pointa du doigt son itinéraire.



 « Cela fait depuis dix jours que je marche, et je risque d’être retardé davantage si je n’emprunte pas la route principal pour arriver à la belle cité de Sangyr… Tout au plus, je gagne un jour et demi, ce qui me fait arriver demain, dans l’après-midi.... »

 Hozkûll se rendait à la capital vampire pour une raison bien précise : Il devait se rendre à la bibliothèque pour y trouver un livre bien particulier, un écrit baptisé « l’art de la guerre », des conseils de tacticien fondé par un ancien général qui était tombé au combat voilà bien des siècles. C’était le comte Volnar, son ami le plus fidèle, qui lui avait indiqué cette trouvaille antique après avoir cherché pendant de nombreuses années le maître d’arme. C’était comme un cadeau que l’on offrait à un frère. Hozkûll prit plaisir, d’autant plus que le comte souhaitait inviter le vampire à une réception dans sa demeure, à même Sangyr, pour y fêter une nouvelle fois son union avec Isabella, son épouse. C’était l’occasion parfaite, pour Hozkûll, de redécouvrir la capitale de son peuple,  près de trente ans s’étant écoulé depuis sa dernière visite. Qu’il était fier, de cette cité ! Grandiose, emplie de force et de vigueur, cette capitale était le pied du grand œuvre auquel se vouait le maître d’arme. C’était une utopie qui commençait à devenir réalité, une chose qui gonflait Hozkûll de plaisir et d’ardeur.



Il rangea la carte dans son étui puis sortit de son sac un épais drap blanc, semblant contenir quelque chose de lourd et d’épais. Le vampire ouvrit délicatement le tissu, laissant apparaître son bouclier et Etoile de minuit. Il les extirpa, de manière très solennelle, puis mit sa masse d’arme sur sa ceinture de cuir, accroché via une petite chaîne de fer, tandis qu’il attrapa son bouclier de la main gauche. Hozkûll était fin prêt pour continuer son voyage…



Le temps s’était considérablement rafraîchit en fin de journée, preuve que le froid arrivait à grand pas. Le ciel se voilait parfois de quelque nuages, mais aucune pluie battante ne retardait l’avancé du vampire. Il arriva vite sur la route principale, y rencontrant d’autres vampires, qu’il saluait d’un geste de la main. Quelque bâtisses commençait à apparaître, d’ici et là, preuve que Hozkûll se rapprochait de la cité. Il tînt la nuit cependant à l’écart, préférant s’entraîner à l’arme avant de pénétrer dans Sangyr, de crainte de perdre le coup de main.



Puis vînt le jour suivant, enfin arrivé à destination…

Un monde fou passait les portes de la capitale, pour la plupart des vampires, qui riaient et parlaient en toute liberté. Ceux qui n’étaient pas de sa race n’intéressait que très peu le maître d’arme, qui préférait ignorer ces êtres aussi bas que des animaux. Peut-être étais-ce la seule ombre au tableau pour Hozkûll, mais qui vînt vite s’oublier devant les bâtiments de la ville. Quelle splendeur, quel beauté ! Le vampire en était amusé et heureux, profitant de la civilisation pour s’informer des dernières rumeurs, bien qu’il n’y découvrit pas grand-chose. Cependant, le maître d’arme devait trouver un hébergement avant de s’aventurer davantage dans cette somptueuse capitale. Il trouva finalement une taverne qui semblait populaire, sans prêter attention à l'enseigne. Le vampire était chez lui, rien ne l'inquiétait. Pénétrant dans le bâtiment, quelques yeux se retournèrent vers lui. Sa taille ne passait pas inaperçu, ainsi que sa carrure et son armure, mais étant vite remarqué comme étant "de race correcte", on le prit seulement pour un mercenaire et les yeux se retournèrent. Hozkûll se plaça à une table, à l'écart, souhaitant plus observer ce qui l'entourait que partager un verre de sang. A la manière de ce qui est trop merveilleux, on ose pas y toucher de crainte de voir sa vision émerveillé disparaître. Le tenancier vînt à sa rencontre. C'était un homme fin, aux yeux pourpres et au teint très pâle, les cheveux ébènes. Il était plutôt beau garçon avec sa tenue impeccable, sans reproche.


-Que souhaitez-vous, monsieur? Dit-il   

-Un verre de sang humain, mélangez avec votre alcool le plus fort, s'il vous plaît!

Le tenancier resta figé, un instant, lâchant des coups d'œil vers tout les côtés avant de regarder Hozkûll, la bouche béante, ne sachant quoi dire. Le regard du maître d'arme se fit plus interrogatif.

-Vous êtes entrain de me dire que vous n'avez pas de sang humain? Dit-il, un grand sourire aux lèvres. Ce n'est pas un problème, donnez-moi autre chose qui est un temps soit peu de la saveur. Je viens de faire un long voyage et je n'ai pas assouvi ma soif depuis presque un mois!

Le rire grave du vampire raisonna dans la taverne. Il commençait à penser que c'était une plaisanterie. Mais le serveur semblait gêné. Les sourcils du maître d'arme commencèrent à se plisser...

-Laissez-moi deviner... Vous n'avez rien qui ne soit d'autres choses que du sang bestial, n'est-ce pas?

Le tenancier acquiesça d'un geste de la tête. Le dégoût apparu sur le visage d'Hozkûll, qui se retenait d'envoyer paitre ce vampire qui se soumettait aux créatures mortels! C'était un affront terrible, et l'on pouvait sentir une lourde atmosphère s'installer à ses mots, d'autant plus qu'un calme pesant c'était installé depuis le début de la discussion. D'un geste certes poli, mais remplie de mépris, il fit un signe de la main pour se délaisser de la présence du tenancier.


- Donnez-moi du sang de loup, ce sera tout pour le moment... Dit le vampire avant que le serveur ne s'en aille.

Ce dernier ne se retourna pas, revenant à son comptoir et s'occupant de servir à boire à quelques clients ayant prit place avant l'arrivé d'Hozkûll. Il regarda les quelques mortels qui l'observaient d'un air mauvais, montrant en évidence à eux sa masse d'arme au cas où les choses dégénéreraient. Ils se retournèrent, bien que le vampire pouvait ressentir leurs arrières-pensées, une grande agressivité, à son encontre.

_________________
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Akira




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MessageSujet: Re: Entre vampires, peut-on se comprendre ?   Jeu 10 Oct - 0:07

( Excusez-moi pour mon retard... Ayant parfois du mal à me connecter, vous pouvez passer mon tour si vous trouver le temps trop long, je rattraperais Smile)

Après avoir été bien malgré lui mêlé à un débat des plus soporifique sur la possible mise en vente d'un ouvrage traitant de vieilles pratiques magique, Akira n'avait plus qu'une envie : laisser ses préoccupations et devoirs de chef de guilde quelques heures, et aller se détendre.

Les Mages pouvaient se retrouver à Sangyr pour étudier, débattre, ou venir se plaindre. Ceci était légèrement problématique pour les races mortelles qui avaient peur, et avec raison, de finir en repas s'il s'aventurait en Krashaly. La communication avait donc certaines fois un peu de mal à passer. Cependant, ils se trouvaient dans la capitale vampire depuis tellement longtemps que personne n'imaginait pouvoir faire changer les choses maintenant. Ils s'étaient établis dans un grand bâtiment en pierres sombres si bien agencées et polies que les murs étaient aussi lisse que du verre. A l'intérieur se trouvaient entre autre une incroyable bibliothèque, une vingtaine de chambres, mais surtout une salle d'entrainement, et diverses armes à disposition. Cette dernière avait été aménagée à la demande d'Akira, qui en temps que vieux guerrier, avait gardé l'habitude des entrainement éreintants, lui permettant d'oublier ses préoccupations. Il avait suggéré aux autres membres de la guilde de l'imiter, et excepté quelques vieux conservateurs, sa proposition avait été plutôt bien acceptée. La magie étant un art épuisant, un corps vigoureux ne pouvait être qu'un plus. Et il n'était de toute façon jamais inutile de savoir manier les armes.

En franchissant les doubles portes en bois, il se rappela soudain qu'une montagne de papier l'attendait. Factures et autres réclamations, probablement quelques lettres de menaces, et un tas de dossiers ennuyants au possible. Il s'arrêta sous l'arche décorée d'un serpent ailé, crachant des petites flammes peintes en or, symbole de connaissance et de puissance, son sens du devoir le rappelait cruellement à l'ordre. Il finit par hausser les épaules et reprendre sa route. Au diable les responsabilités, aujourd'hui il prenait des vacances. Les centaines de tâches urgentes qui l'attendaient pouvaient bien patienter une journée de plus.


Sangyr fourmillait d'activité. Le temps commençait à se rafraîchir, preuve que la saison froide arrivait, et qu'il faudrait bientôt penser à ressortir les capes de fourrures. Le shaman se dirigea vers une taverne qu'il fréquentait assez régulièrement, dont le service, la propreté et les clients étaient plus que corrects. Cet établissement avait en plus l'avantage non négligeable de ne pas proposer de sang de créatures "intelligentes". Pour beaucoup, c'était une hérésie, mais Akira y voyait surtout l'avantage de ne pas avoir à céder à la tentation. Depuis de nombreuses années, il se nourrissait uniquement de sang de bête, espérant que sa soif finisse par se calmer lorsqu'il était en présence d'un mortel. Entant en effet souvent amener à rencontrer, et à travailler avec des non vampire, il ne pouvait pas se permettre de leur sauter à la gorge. Mais malgré ce régime, sa soif de sang était presque aussi forte qu'à sa résurrection.

En poussant la porte de la taverne, il fut surpris par le silence, et l'atmosphère pesante. Toujours sur le pas de la porte, il suivit le regard des autres convives qui avaient arrêté de boire et de manger. Un vampire à la stature impressionnante accaparait toute l'attention, et le pauvre serveur à côté de lui avait l'air de vouloir disparaitre sous terre.

" Donnez-moi du sang de loup, ce sera tout pour le moment... " finit par déclarer le vampire avec dédain.

Akira haussa un sourcil d'étonnement. Puis, les conversations reprenant timidement, il entra en refermant doucement la porte. Personne ne lui prêta la moindre attention lorsqu'il se dirigea vers le comptoir, des regards craintifs continuants à se tourner de temps en temps vers le colosse.

" Je voudrais un verre de sang de Qäyserf, légèrement épicé s'il vous plait. "

Oui, le sang de bête était extrêmement fade comparé au gout exquis des elfes... En attendant sa commande, le shaman questionna à voix basse une jeune femme assise à côté de lui.

" On croise parfois d'étranges individus... " commença-t-il sur le ton de la conversation. " Quelle ambiance malsaine ! Que s'est-il passé ici ? "
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Ewina



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MessageSujet: Re: Entre vampires, peut-on se comprendre ?   Sam 12 Oct - 13:49


    Comme tout le monde, Ewina avait été surprise par la carrure imposante du nouveau client. Les avis étaient ensuite partagés. Pour certains, principalement des mortels, il aurait fallut mettre ce vampire dehors, voir le jeter en prison immédiatement. Seulement, à la vue de son imposante massue, les idées de vengeance se calmaient quelque peu. Et puis il y avait les autres, dont Ewina faisaient partie, qui applaudissaient silencieusement ce vampire d'avoir clamé ce que tout le monde pensaient, sans oser l'avouer.
    La jeune femme regarda son verre de sang avec dépit. C'était fade, sans aucune saveur, tout juste bon à étancher sa soif quelques temps. L'une des raisons pour lesquelles elle n'aimait pas Sangyr était qu'il était presque impossible de boire autre chose que du sang animal. Seuls quelques fournisseurs clandestins vendaient du sang d'humain ou d'elfe à de riches particuliers sur lesquels le gouvernement fermait les yeux. Pour les autres, la peine pouvait être très lourde... Cette nouvelle loi avait eu beaucoup de mal à passer, et elle n'était vraiment suivie que dans la capitale. Les petits hameaux dans les campagnes continuaient à proposer du sang de mortel dans leur menu, mais personne n'intervenait, une grande majorité de vampire trouvant ces nouvelles mesures totalement injustes. Pourquoi ne pas interdire l'alcool aux nains dans ce cas ?
    En revanche dans les autres royaumes, bien qu'il soit totalement prohibé de saigner quelqu'un pour boire sont sang, il était beaucoup plus simple de se nourrir, les enquêtes pour se genre d'incident n'aboutissant que très rarement. Et puis, le sang frais, encore chaud, était tellement meilleur.

    Un autre vampire vint l'aborder au comptoir, lui demandant pourquoi l'ambiance était si pesante. A son visage fin et ses oreilles effilées, Ewina en déduit qu'il était comme elle un ancien elfe des steppes. Il était parfois étrange de croiser quelqu'un se son ancien peuple qui avait également bénéficié de la grâce d'Izym.

    - Quelqu'un vient de faire connaissance avec les douces lois de la capitale, nous empêchant de nous nourrir correctement... Je vous laisse imaginer ce qu'il s'est passé lorsqu'il a demandé le plus naturellement du monde, un verre de sang humain.

    La jeune femme dévisagea plus attentivement son interlocuteur dont le visage lui semblait étrangement familier. Peut être étais-ce juste parce qu'ils avaient les même traits elfiques ? Elle lui fit un petit sourire avant de se lever pour se diriger vers l'autre vampire dont la barbe hirsute, le regard sombre, et les armes avait suffit à faire décamper les clients se trouvant près de lui. Ewina en revanche était curieuse.

    - Vous ne manquez pas de culot pour arriver ici et demander du sang humain, déclara-t-elle simplement, la diplomatie n'étant définitivement pas son fort. D'où venez-vous pour ne pas avoir pu boire de sang depuis un mois ?

    C'était effectivement cette petite phrase qui l'avait interpellée. Il fallait avoir un mental d'acier pour résister aussi longtemps à l'appelle du sang, et être toujours en pleine possession de ses moyens.
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MessageSujet: Re: Entre vampires, peut-on se comprendre ?   Aujourd'hui à 15:55

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