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Venez prendre part à l'aventure dans un monde médiéval-fantasy
 

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 Nagalia

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Nagalia Oyanh


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Féminin Localisation : Quelque part parmis les ombres

Messages : 816
Date d'inscription : 13/04/2012
Age : 22

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MessageSujet: Nagalia   Ven 13 Avr - 11:47

Informations Rapides
Nom: Oyanh
Prénom: Nagalia
Race: Elfe Noire
Age: 117 ans, mais 20 ans d'apparence
Religion: Relko
Élément: Terre
Pouvoir spécial: Peut se transformer en hyène, hermine et corbeau. Peut greffer des parties métalliques dans sont corps.
Métier: Mercenaire Métamorphe
Guilde: Mercenaire



.: Description Physique :.
Voici la description qu'a fait de moi un vieil homme croisé dans la rue, que j'ai revu un peu plus tard baignant dans son sang, une de mes dague planté dans son coeur.

Cétait une elfe. Ses oreilles pointues, sa taille svelte et sa démarche gracieuse ne laissait planer aucun doute sur sa race. Mais sa peau était noire. Noire comme si elle s'étais maquillé de suies, ou comme si la noirceur de son aura lui collait à la peau. Étrange contraste, ses longs cheveux étaient blancs. Mais ce n'était pas un blanc pur, le beau blanc de la neige ou des nuages de coton qui se balade dans le ciel lors des beaux jours, le blanc que l'on associe au bien ou à la beauté. Ce blanc là étaient terne, sale... Ses longs cheveux si fins et semblant si soyeux montraient à eux seuls que cet être était assez perfide pour corrompre même les couleurs. Tout dans son physique, de sa façon de se mouvoir, gracieuse mais précise, comme un serpent, aux regards acérer qu'elle jetaient autour d'elle, rappelait la mort qu'elle traînait derrière elle. Elle avait le visage fin des elfes. Pommette hautes, joues un peu creusées, nez fin... Ce beau visage arborait une expression de défis, les traits tiré en un rictus sadique. Seule touche de couleur dans son apparence noire et blanche, ses yeux. Des yeux magnifique, légèrement en amande, voilé par un rideau de cils noirs. Des yeux rouges comme des pétales de coquelicot, comme un couché de soleil... Ou comme le sang qu'elle aime faire couler. Absorbé par cette couleur si bien mise en valeur par sa peau noire, on manquerait de voir ses pupille. Verticale, comme celle des chats, elles semblent briller de la haine qu'elle porte au monde.
Elle étaient enroulé dans une cape rouge sombre. Mais un coup de vent capricieux m'a permit de voir une veste en cuir gris sans manche, attaché par un petit lacet noir au dessus de ses seins et maintenu par deux bandes de cuir sous sa poitrine, laissant voir le bas de son ventre plat. Ses bras nus laissaient voir sa musculature fine et délié. Elle portait des mitaines noires qui remontaient jusqu'à ses avant-bras, laissant à découvert ses long doigt fins. Ses longues jambes étaient laissé nues. Sur ses cuisses étaient accroché deux dagues parfaitement affûtées, masquées par deux pans de tissus gris. Elle était chaussé de petite bottine en cuir souple, ne faisant pas le moindre bruit sur les pavé inégaux ou elle marchait.
Elle était belle. Terrifiante mais extrêmement belle. D'une beauté ténébreuse, ensorcelante et mystérieuse. Malgré son attitude terrifiante, on pouvait deviner, au voile de tristesse qui passait parfois devant ses yeux, qu'elle avaient quand même des regrets pour tous les morts qu'elle laissait dans son sillage.


.: Description Phsychique :.
Il parait que l'on forge notre caractère sur notre passé et sur les épreuves que nous avons du traverser... Que se soit vrai ou pas, voilà comment m'a formé mon histoire:

Toujours solitaire et marge des autres, j'ai beaucoup de mal à garder une conversation avec quelqu'un la plupart des races ont des centres d’intérêts que je trouve totalement inutile, venant la plupart du temps de quelconque commérage "Il parait que machin à fait ça... Tu savais que bidule à insulter truc..." Je n'aime pas parler pour rien dire, car selon moi, nos paroles ont toujours des répercussion, et je suis bien placé pour savoir que les murs ont des oreilles... La douleur et l'abandon que j'ai vécu étant petite ne m'incite pas à me lier à d'autre, préférant rester seule plutôt que d'être de nouveau trahit.
Ce que m'a appris mon métier de mercenaire, c'est qu'on ne peut compter que sur soit. J'ai donc du apprendre à manipuler et à mentir parfaitement, si bien que c'est devenue une habitude de rouler les gens.
Mais mon traits de caractère le plus "étrange", celui qui horrifie tant de monde, c'est mon détachement face à la mort. Quelle importance de savoir qui nous tue, de mourir jeune ou vieux, puisque la mort est inéluctable et rattrape tout le monde. Ainsi, je tue de sang froid, ne me posant même pas la question de savoir si c'est bien ou mal. C'est ainsi, et pas autrement. Si ce n'était pas moi, ce serait quelqu'un d'autre, alors pourquoi me priver du plaisir de voir du sang couler? Je suis méchante? Si vous le dite. Je ne me considère pas comme tel. On n'a qu'une vie, alors vivons la comme on le désir. Du moins, c'est ma façon de penser.


.: Histoire :.
-Whaaaa!
-Nagalia! Arrête de faire peur à ses oiseaux, intervint ma mère en rigolant.
Boudeuse, j'arrêtai de poursuivre les pigeons qui se pavanaient sur la place et attrapa la main que ma mère me tendait, croisant son regard jaune rieur. Ma mère est une elfe noire. Grande, la peau noire cendrés, elle était toujours de bonne humeur et prête à aider les autres. Sa joie de vivre était communicative et je ne pus m'empêcher de sourire à mon tour.
Nous vivions dans la forêt d'Avine. Je n'avais jamais connu mon père et ma mère restait hermétiquement fermé à ce sujet.
Dans ce petit village d'elfe sylverstre, à des kilomètre du Bois Sombre, beaucoup n'avaient jamais vu d'elfe noir. Je voyais bien que les autres elfes me regardaient avec méfiance, parfois avec colère ou avec peur. Bien que ce peuple des forêt soit connu pour son calme et sa compassion, ils nous avaient chassé du village, nous installant à l'écart. Nous ne revenions que rarement pour acheter ce qui nous manquait. Je souffrais de cette réclusion, mais calquait mon attitude sur celle de ma mère: Souriante, prête à aider ceux qui acceptaient mon aide. Et essayant de vivre comme une elfe de huit ans...

-Nag! Tu viens jouer?
Je me retournai vivement, un grand sourire illuminant mon visage en apercevant une bande d'enfant de mon âge qui arrivaient en courant. Contrairement aux adultes qui n'acceptaient que rarement mon apparence différente de la leur, les enfants ne se posaient pas de questions, du moment que j'étais une bonne compagne de jeu. Je regardais ma mère, quêtant son accord pour m'enfuir dans les bois avec mes amis. Celle ci acquiesça et je partis comme une flèche avec les autres, sous les regards soucieux des elfes qui nous regardaient disparaître entre les arbres bordant le village.
Je distançai rapidement mes camarades, me retrouvant à côté de Val'naïl, un peu plus grand que moi, il était considéré comme le meneur de notre petit groupe. Me voyant à sa hauteur, il me lança un regard défis et accéléra l'allure. Nous nous battions sans cesse pour savoir lequel de nous deux était le meilleur coureur. Cette fois ne fit pas exception. Je ne répondis pas, me mettant moi aussi à courir plus vite. Evitant avec adresse les pièges que nous tendait la forêt, sautant par dessus des petits ruisseaux, slalomant entre les troncs d'arbres, nous arrivions dans une grande clairière hors d'haleine. Val'naïl posa sa main sur le tronc noueux du grand chêne qui poussait au centre, une demi-seconde avant moi.

-J'ai gagné!
-Pas de beaucoup
, marmonnai-je en essayant de reprendre mon souffle.
Les autres arrivèrent peu de temps après. Nous étions six en me comptant. Il n'y avait qu'une seule fille parmi les nouveaux arrivant, Amanelle, qui était ma meilleur amie et la seule à qui je confiais la peine et colère que je ressentais à chaque fois que l'on critiquait mon apparence.
Nous avons passé l'après midi à jouer à cache-cache, construire une cabane dans les arbres ou se battre amicalement avec des bout de bois. Avec eux, j'oubliais que j'étais différente, parce que j'étais totalement accepté. Lorsque le soleil se coucha, je rentrai de mon côté tandis que les autres retournaient vers la ville, après m'avoir fait promettre de venir plus souvent. Amanelle me donna deux galettes aux céréales. Je lui souris. Elle savait que j'adorais cela, mais que le boulanger refusait de me vendre quoi que ce soit.

Après s'être fais exiler, ma mère et quelques uns de ses amis avaient construit une petite maison au pied d'un arbre. En fait, la bâtisse était beaucoup plus grande qu'elle ne le semblait car elle était aussi construite "dans" l'arbre. L'immense tronc avait été creusé pour aménager deux autre pièce, dont l'une en hauteur, qui nous servait de chambre. Je ralentit en arrivant en vue de la maison, les joyeux souvenir de l'après midi s'effaçant peu à peu face à la réalité qu'était mon quotidien. Bien que je sois souvent souriante, ce n'était qu'un masque pour cacher ma peine, et la peur d'un danger que je n'arrivais pas à définir. Souvent, la nuit, je me réveillais en hurlant, incapable de me rappeler du cauchemar qui m'avais tiré du sommeil, me souvenant juste d'une horrible douleur au ventre, comme une lame qui percerait mes entrailles. Alors, mère me prenait dans ses bras, me berçait et je me calmais. Je ne savais pas pourquoi les autres nous avaient bannis loin du village, au coeur de la forêt. Mais je savais que c'était à cause de moi, et que c'était pour moi que ma mère le supportait. Alors je n'avais pas le droit de faiblir.
Relevant la tête, je remis mon masque de joie. Je n'étais pas si mal que ça, j'avais quand même des amis, j'avais une maison, à manger et une mère super. A quoi cela servait de désespérer?
Pourtant, au lieu de me mettre à courir pour sauter dans les bras de ma mère comme d'habitude, je ralentit de plus en plus, pour finir par m'arrêter complètement à quelque mètre de la maison. Il y avait quelque chose de pas normal aujourd'hui... Ne laissant pas le temps à mon imagination débordante d'émettre des hypothèses abracadabrantes, j'observais les alentours, tentant de comprendre la raison de mon malaise. J'avais déjà remarqué que j'analysais beaucoup de choses inconsciemment, ce qui me permettait de prévoir beaucoup de choses en avance. Certain prenait cela pour un don de prémonition. Moi j'appelle plutôt ça de l'observation.
Rien d'anormal sur le petit sentier que j'empruntais tout les jours pour rentrer. Quelques empreintes d'animaux, des biches, des renards... Rien de dangereux de ce côté là. Je regardai à côté de moi. Des ronces bordaient le sentier, accroché à la branche basse d'un arbre, une araignée refaisait sa toile récemment détruite, comme le prouvait les files de soie encore accroché à la branche qui voletaient au gré du vent. Mon sang ne fit qu'un tour. Aucun animal ne serait passé par là, il y avait un sentier qui permettait de ne pas s'emmêler les pattes dans les ronces juste à côté. Faisant confiance à mon intuition qui ne me trompait que rarement, je regardais sous la toile. Entre les feuilles des ronces, une trace de pas. Un peu plus loin, arraché par les épines, un morceau de tissu noir.
Qui ne marcherais pas sur un sentier, sinon quelqu'un qui ne voulait pas être vu? Et pourquoi? Je ne me posais pas plus de question et bondis dans la maison.
Rien d'anormal dans l'entré, mais une odeur étrange flottait dans l'air. J'attendis quelques instants, immobile. Mais il n'y avait aucun bruit. Avançant silencieusement je posai la main sur la poignée de la porte donnant au salon. L'odeur devenait plus forte, prenait à la gorge et me donnait envie de vomir. Je poussai la porte qui s'ouvrit sans bruit.
Tétanisé, je mis quelques seconde à comprendre ou je me trouvais. Cette pièce était, il y a quelques heures encore, un petit salon, décoré sobrement de plusieurs plantes et de sculpture abstraites en bois. Il y avait deux fauteuils autour d'une petite table et un vase avec des fleurs rouges sous la fenêtre. A présent, tout était sans dessus dessous. De la terre était répandue sur le parquet clair, les sculptures comme détruites à coup de marteau, les canapés éventrés, la table coupée en deux... Les rayons du soleil couchant qui entraient par le fenêtre donnaient un aspect sanglant à la pièce. Je mis quelques secondes à me rendre compte que ce n'était pas qu'une illusion lumineuse. Il y avait réellement du sang. Les murs en étaient éclaboussés et il y avait de nombreuses traces par terre, comme si on avait traîné des corps. Une dague ensanglantée était plantée entre deux lames de parquet. Je restais plusieurs secondes à regarder ce carnage, incapable du moindre son, du moindre mouvement.
Un faible gémissement me fit réagir. Prudente, le coeur battant à tout rompre, je m'emparai de la dague et me dirigeai vers le bruit. La trace de sang me conduisit derrière un fauteuil renversé. Je vit d'abord une cascade de cheveux blanc, puis un visage magnifique à la peau couleur cendre. Enfin, deux yeux jaunes brouillés de larmes.

-Maman! m'exclamais-je en laissant tomber l'arme.
Je m'agenouillai à côté d'elle, remarquant d'un coup que sa robe verte était déchirée. Son ventre ouvert laissait s'échapper un flot de sang. Un haut le coeur me saisis. Je ne pouvais détacher mon regard de la blessure, de cette robe qui s'imbibait lentement de ce fluide vital. Ma mère leva doucement son bras et posa sa main sur ma joue, me forçant à détourner les yeux pour la regarder. Sa peau était glacée.
-Nagalia...
-Ne parle pas! Je vais chercher des gens. J'en ai pas pour longtemps. Ils vont te soigner...
-C'est trop tard... J'ai perdu trop de sang... Il faut... Il faut que tu...

Une quinte de toux la saisit, et un peu de sang coula de sa bouche.
-Ecoute moi, reprit-elle, et ne m’interromps pas.
Elle pris une grande inspiration et me regarda dans les yeux.
-Tu ne dois pas rester ici, ils te trouverons.
-Qui ça? Qui t'as fais ça?
pleurai-je.
-Chut... Tu es forte, il faut que tu vives. J'ai tout sacrifié pour qu'ils ne te tuent pas. Ton père...
Une nouvelle quinte de toux la saisit. Elle respirait de plus en plus difficilement. Je lui pris la main.
-Il est...
Soudain, ses yeux se voilèrent.
-Il est? murmurais-je dans un sanglot.
Je refusais cette mort. Les larmes coulaient sur mes joues, me brouillant la vue. Je restais fixé sur les yeux bleus, désormais vide, ternes... Je poussai un hurlement de douleur et m’effondrai sur le corps de ma mère.

-Ne me laisse pas! Maman! Maman...
Pourquoi? Pourquoi! J'étais abandonnée, terrifiée. Mais surtout, j'étais seule. Seule...
-S'il te plait... Revient...
Je restais longtemps à pleurer sur le cadavre. Personne ne vint, que ce soit pour me tuer ou pour me réconforter. Le soleil avait finit par disparaître derrière la cime des arbres, laissant place à la nuit. La nuit... Dans mon coeur, plus rien ne brillait, s'était véritablement le noir qui s'y était installé. Qui pouvait être assez cruel pour me priver de la seule personne qui me donnait la force de grandir, d'avancer? Qui avait le droit de décider de la vie ou de la mort? Qui? Qui!
Lorsque la lune diffusa ses rayons argentés dans la pièce, je séchai mes larmes. En quelques heures, j'avais l'impression d'avoir grandis de dix ans. Doucement, je fermai les yeux de ma mère et essuyai le sang qui avait coulé de sa bouche.

-Merci. Merci pour tout.
Je pris la dague et sortit dans la nuit, faisant croasser de surprise un corbeau qui somnolait sur une branche. Je disparu entre les arbres, sans un regard derrière moi, sans une larme. Plus rien ne me rattachais ici. Réfléchissant un peu mieux à la situation, je repensai aux dernières paroles de ma mère. Peut être avait-elle voulu me dire de ne pas rechercher mon père. Peut être était-il déjà mort. En fait, j'étais partie dur un coup de tête, n'ayant strictement rien à faire dans ce monde hostile. Ou préparer ma vengeance.
Je me relevai et repris ma route, vers Anzlycan. Je savais qu'il y avait une taverne près de la frontière, ou les Mercenaire recrutaient.  Des parias, des brutes sanguinaires... Et c'était eux que je voulais rejoindre. J'étais probablement folle, mais j'avais une vengeance à accomplir. Et rien ne m'empêcherais de retrouver les assassins, ceux qui m'avais tout pris, jusqu'à mon enfance, qui resterai à jamais enfermée dans le salon, à côté du cadavre de ma mère.

Bien qu’âgée de huit ans, je laissai les dernières bribes de mon enfances disparaître dans les piège que me tendait la forêt. J'aurais du mourir plusieurs fois. Lorsque je tombai dans un ravin, me brisant la cheville. Lorsque je fut attaqué par un ours et blessée. Lorsque la plaie s’infecta... Mais non,  je survécu, m'accrochant à la vie comme une tique, dans le seul but de pouvoir un jour me venger. Les elfes vivaient très vieux par rapport aux autre races. J'avais le temps.
Lors d'une halte dans un petit village d'Anzlycan, j'appris une horrible nouvelle. Dans la journée, j'avais vendu deux écureuils contre quelques pièces, ce qui me permettait d'être à présent attablée devant une petite assiette dans un coin sale d'une taverne. Deux voyageurs assis non loin de moi discutait à voix basse. En entendant le nom de mon village, je tendis l'oreille.

-Tu as entendu parler de ce désastre?
-Ce massacre tu veux dire. Oui, tous ces enfants assassiné...
-Le pire, je crois que c'est la gamine. C'était quoi son nom déjà? Ah oui, Amanelle. On ne reconnaissait même plus son visage...
-Et de petit, , on en a retrouver des morceaux à plus de trois mètres...
-Mais ce que j'ai trouvé horrible, c'est que même leur parents ne semblaient pas très affecté par leur mort. On ne sais même pas qui les à tué...
-Je crois que les assassins cherchaient une autre gamine, mais je n'en sais pas plus.

Je n'attendis pas la suite de leur conversation. Repoussant violemment ma chaise, les faisant sursauter, je m'enroulai dans ma cape et sortit de la taverne. Dehors, il pleuvait à verse, mais je m'en fichais. Amanelle, V, mes amis... Tous morts. Pourquoi? Qui me cherchais, me persécutait ainsi, tuant tous ceux qui m'avaient un tant soit peu aidé. Pourquoi?
Je ne pleurais pas. J'étais trop abasourdie pour verser la moindre larme. Je retournai dans la forêt, plus décider que jamais à trouver les Mercenaires. Cette fois ci, la peur se mit de la partie. Maintenant, je craignais que les assassins ne me rattrapent...

Enfin, quelques jours plus tard,  j'arrivai à destination, vivante, bien que très faible par toutes les épreuves que j'avais traverser. Je n'étais plus celle que j'avais été, qui courait dans la forêt avec ses amis, celle qui portait en permanence une masque de joie et de bonheur. J'avais laissé tomber ces mensonges. Mon visage s'était creusé et je paraissais beaucoup plus vieille que mon age. Mes traits tirés montraient toute la souffrance que j'avais enduré, et toute la haine que j'éprouvais.
Après quelques indication glanée ça et là, je finit par repéré la taverne ou se déroulait le recrutement.


-Dégage gamine!
Le jeune homme me jeta durement à terre. Il en fallait plus pour m'intimider avec ce que je venais de traverser. Je me relevai prestement et lui fit face, une lueur de défis dans les yeux.
-S'il vous plaît, laissez moi vous rejoindre.
-Non!

Il me gifla violemment, ses ongles longs traçant une marque sanguinolente sur ma  joue.
-Je veux me venger... Apprenez moi à tuer... Je n'ai plus rien, plus aucun but... S'il vous plaît.
-Pourquoi les Mercenaire? Il la Guilde des Assassin pour tout ce qui touche à la vengeance. Désolé, mais ici, la porte est fermé.
-Je ne peux pas les rejoindre! C'est probablement eux qui les ont tué.
-Et tu espère te venger des Assassin?Bon,  si c'est la mort que tu veux, je peux te planter cette dague dans le cœur et on en parle plus.
-Je ne veux pas mourir! Pas avant de m'être venger!
-Vengeance, vengeance... Tu n'as que ce mot là à la bouche. Le monde est plus complexe que cela. Que fera tu si tu atteint ton but?
-Je ne sais pas, je n'ai plus rien. Je suis morte quand on à tué ma mère. Plus rien n'a d'importance à part  de la venger.
- Et es-tu sure que c'est ce qu'elle voulais?

Je restai silencieuse quelques instants.
-Je ne sais pas ce qu'elle aurait voulu. Elle n'a pas eu le temps de me le dire. Ma vie est stupide. Depuis ma naissance elle ne rime à rien. J'ai le sentiment que je ne devrais pas exister, mais pourtant, je suis là. Alors je continue à vivre, même si je ne sais pas pourquoi. Je me suis trouvé un but dans la vengeance, je le tiendrais. Ensuite, je verrais bien. Peut être qu'à ce moment là la vie me semblera inutile. Mais pour l'instant, c'est ce que je veux. Me venger de ceux qui m'ont tout pris. Mon enfance et la vie de ma mère.
L'homme semblait impressionner par ma tirade. Il me regarda vraiment, semblant pour la première fois se rendre compte de ce que j'avais enduré.
-Très bien. Je ne garantis pas que tu survive parmi nous, mais je te laisse ta chance. Bienvenue chez les Mercenaires.

A la grande surprise de Manack, l'homme qui m'avait accepté, je survis et appris parmi les hors la loi d'Alona. Au début, j’eus droit à tout sorte de moqueries et d'insulte de la part des autres qui ne comprenais pas ce qu'une gamine venais faire chez eux. Je m'en fichais.
Manack et une elfe elfe m'apprirent à me battre, à fabriquer des poisons et des antidotes, à espionner... Et l'art de la métamorphose.
Je choisis le corbeau. J'aurais pu choisir une forme plus imposante, plus terrifiante, mais dans mon esprit, c'était un présage de mort. Je voulais que mes ennemis le vois, qu'ils sentent que je venais les chercher, que je venais me venger. J'appris assez rapidement à maîtriser cette forme si différente, beaucoup plus légère. Et surtout, avec une vision nocturne absolument affreuse. Enfin, je ferais avec.
La haine me poussais à apprendre vite, je voulais partir, commencer la traque. Mais je savais que je n'étais pas prête. Alors j'attendais, j'apprenais, et j'écrasais mes adversaire un à un au cour de joute amical.
Dix ans plus tard, plus personne ne songeait à se moquer de moi. J'avais gagné l'acceptation par la force, non le respect mais la crainte. Aucune importance, je voulais juste avoir la paix.
Je parlais peu, j'étais souvent seule. Seul Manack se rapprochais le plus de ce qu'on pouvait appeler un ami. Pour moi, il n'était que mon mentor, et c'était bien suffisant. En fait si nous étions assez proche, c'est parce qu'il était le seul à qui j'avais confié mon histoire, et mon age. Pour les autres, je semblais avoir vingt cinq ans.
J'avais définitivement tiré un trait sur ma vie passé. La seule chose que je gardais en mémoire était le visage ensanglanté de ma mère. Chaque vois que j'y pensais, je serrais les poings.

" Bientôt" pensais-je.

Un jour, après mon entraînement quotidien avec mon " ami" , il me demanda soudainement:
-Qui était ton père?
Je laissai tomber mon arme de surprise.
-C'est quoi cette question tout à coup?
-Répond d'abord.

Je ramassai mon arme et m'éloignai.
-Qu'est ce que ça peu bien faire? Je ne sais pas qui il est, je ne l'ai jamais vu, je n'ai jamais eu aucune nouvelle de lui. S'il est mort, qu'il reste dans sa tombe. S'il est toujours en vie, qu'il pourrisse ou il est. Il n'est pas resté avec ma mère, et c'est sûrement pour ça qu'elle s'est fait tuer.
-Ça va, pas besoin d'être agressive, dit-il en me rattrapant. C'est juste que je me suis rendu compte que tu ne m'avais jamais parler de lui.
-Et alors? Il y a un paquet de choses que je ne t'ai pas dit et tu le sais très bien. Ça n'a jamais eu l'air de te poser plus de problèmes que ça.
-Évite de te comporter comme ça avec moi. Tu semble oublier que c'est grâce à moi que tu es ici aujourd'hui.
-Ah, nous y voilà. Et qu'est ce que tu veux en échange?

Il me sourit d'un air mauvais.
- Un... service.

Trois jours plus tard, j'étais, sous ma forme de corbeau, perchée sur la branche d'un arbre devant une grande maison éclairé. Je bouillais de rage. Il faisait nuit, froid, il pleuvait et j'étais trempée. Manack allait passer un sale quart d'heure quand je rentrerai. Il voulais que j'aille assassiner une des personne qui se trouvait là, mais c'était " une tache trop facile pour quelqu'un de son rang". Ben voyons. Je m'étais exécutée pour qu'il arrête de me harceler de questions sur mon père. Et puis, ça me changerais les idées. Sauf qu'il faisait vraiment un sale temps...
Au bout d'un moment, je n'y tins plus et m'envolai. Tant pis si c'était trop tôt. Je n'aimais pas la pluie. Passant devant les fenêtres éclairé, je repérais rapidement ma victime: Une belle nymphe qui devait avoir un peu plus de cent cinquante ans ( une trentaine d'années d'apparence). Je ne connaissais même pas son nom, mais au fond, quelle importance?
J'entrais par une petite lucarne et repris ma forme d'elfe, une dague en main. Je me collai contre un mur, dans l'ombre et attendis que ma victime s'isole dans un coin. Cela se produisit plus rapidement que je ne le pensais, m'évitant d'avoir à attendre trop longtemps dans une position inconfortable. Je m'arrangeais pour qu'elle voit un collier d'émeraude que m'avais remis Manack. " Ça l'attirera" m'avait-il dit. Et il avait raison. Dès qu'elle vit le bijou, son visage se décomposa et elle s'approcha de moi comme hypnotisée. Personne ne la remarqua lorsqu'elle sortit de la pièce. Personne n'entendit son gémissement lorsque je lui plantai mon arme  dans la gorge. Mon visage n'afficha aucune émotion en voyant sa belle robe s' imbiber lentement de sang. Que cette femme n'ai rien fait, qu'elle est de la famille qui pleurerai sa mort, je m'en fichais. On m'avais demander de la tuer, je l'avais fais. J'étais une assassin et je l'assumais. Comme preuve, je lui coupai une mèche de ses cheveux bleus Puis je me transformai en corbeau et pris mon envole.
Le temps que j'accomplisse ma vengeance, je vivrais ainsi, exécutant des contrats pour survire, en prenant la vie de d'autre.


-Beau travail, me dit Manack lorsque je lui remis la mèche de cheveux.
-Qui était cette femme? demandais-je.
-En quoi est-ce que ça te concerne?
-Peut être parce que je viens de l’assassiner.
-Elle est morte. Et que je tu sache qui elle était et ce qu'elle représentait pour moi n'y changera strictement pas.
-Très bien, laisse tomber.

J'allais partir, mais il me retint.
-Tu oublie ta récompense.
Je haussai un sourcil, surprise. Je n'avais jamais rien eu en échange des services que je fournissais aux Mercenaires.
-Laisse tomber, c'est parce que je t'aime  bien, et que je pense qu'il faudrait que tu commence à te battre avec autre chose qu'un dague.
Il me tendit un sabre magnifique, dont la lame était presque aussi noire que ma peau. En le prenant, je fut surprise par se légèreté.
-Merci. Il est super.
-Content que tu aime. Bon, à demain.

Lorsqu'il sortit, je pris conscience que j'avais finit par m'attacher à lui. Finalement, malgré mon envie de rester seule, j'avais trouvé quelqu'un en qui placer ma confiance.
Mais j'ignorais que c'était la dernière fois que je le voyais.


Le lendemain à l'aube, je l'attendais dans une petite clairière où nous avions l'habitude de venir nous entraîner. Une heure passa. Puis deux, puis trois. Je me mis à tailler les branches basses des arbres avec ma nouvelle arme pour passer le temps. Mais qu'est ce qu'il fabriquait à la fin? Ce n'était pas dans ses habitudes d'arriver en retard...
Au bout d'un moment, en rage, je rengainai mon sabre et décidai de rentrer. Temps pis pour cet idiot s'il ne s'était pas réveiller et qu'il se pointait à midi.
Sur le chemin du retour, je croisai Minaline, l'une des première à m'avoir accepter, avec Manack. Son visage était blême. Par simple courtoisie, je lui demanda si elle se sentait bien. En entendant ma voix, elle sursauta et se jeta dans mes bras, bien que je sois encore plus petite qu'elle. Interloquée, je ne savais comment réagir et lui entourai maladroitement les épaules en lui donnant de petites tapes dans le dos. C'était la première fois que quelqu'un montrait sa faiblesse devant moi.

-Ça va aller... Tu peux me dire ce qu'il se passe?
Minaline sécha ses larmes et repris  en quelque instant son visage dur de Mercenaire. Mais je voyais encore briller dans ses yeux une peine qu'elle n'arrivait que difficilement à contenir.
-Excuse moi d'avoir craqué comme ça. Je... Il s'est passé quelque chose de terrible.
-Quoi donc?
demandai-je, commençant moi aussi à me sentir inquiète.
-C'est Manack... Il est...
Je lu l'horreur dans ses yeux avant qu'elle ne le dise. Un poids tomba sur mon cœur lorsque je compris. Ma bouche s'ouvrit en un "non" muet alors que Minaline finissait sa phrase.
-... mort.

Les funérailles furent sobres et rapides, selon leur tradition. La mort faisait partie de notre quotidien et nous l'accueillons avec tristesse, mais fatalité. Nous prenions tant de vies qu'un jour, il fallait bien que cela nous retombe dessus. Manack en avait payé le prix.
Lorsque les flammes du bûcher s'élevèrent dans le ciel noir, je sentis les larmes couler sur mon visage. Et moi qui croyais que jamais plus je ne pourrais pleurer après la mort de ma mère. Mais finalement, j’étais faible. Je m'étais de nouveau attacher à quelqu'un. Et de nouveau, cette personne m'avait été arraché.
Je m'éloignai dans la nuit avant que les flammes n'ai fini de consumer le corps de celui que j'avais aimé, plus qu'un ami. Et je ne m'en rendais compte qu'après sa mort. Minaline me regarda partir, mais ne me suivit pas, comprenant mon besoin de solitude.

Le lendemain, je revins voir mon amie. Deux dagues à la ceinture, mon sabre dans le dos, un sac en bandoulière et une cape de voyage sur les épaules.

-Je part, déclarai-je simplement.
Elle me regarda sans rien dire, les yeux rougis d'avoir pleuré toute la nuit. En la voyant ainsi, je ne pu m'empêcher de haïr ceux qui nous traitait comme des êtres sans cœur. C'était faux, totalement faux. Nous avons choisit notre voie, en pleine connaissance de cause. Mais cela ne nous empêchais pas d'avoir des sentiments autre que la haine ou la colère.
-Il n'y a rien à ajouter je crois, tenta-t-elle de me sourire.
-Non, rien. Je suis désolé...

Par là, je voulais dire désolé de ne pas rester, de ne pas la soutenir dans sa douleur. Mais j'en étais incapable. J'étais bien trop égoïste pour songer à souffrir pour quelqu'un d'autre. J'avais déjà ma peine à  supporter.
-Je ne t'en veux pas. Tu est différente, plus forte que moi. Va et suis ta voie.
C'était un adieu. Je partis, sans me retourner. C'était une autre étape de ma vie que je laissais ici, avec ses joies et ses peines.
Quel était mon but maintenant? La vengeance, toujours cette vieille amie qui me poussait à avancer, à ne jamais laisser tomber, à devenir plus forte, me surpasser. Voilà ou me conduisait ma haine et mon envie de vengeance.
Mais j'avais désormais deux êtres cher à venger.

Et depuis cent ans, j’arpente le monde, essayant d'accomplir ma vengeance. Mais mes ennemis son insaisissable. Je ne renoncerais pas. C'est mon seul but dans la vie.

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Nagalia

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